martes, 6 de marzo de 2012

Journalisme peu éloquent

Un grand dommage que le journalisme, cette profession aussi passionnante qu'ardue, ne soit plus aussi éloquente que son habitude, pour rendre compte de la souffrance de peuples pris entre le marteau et l’enclume. Des élans naïvement révolutionnaires d'un côté et de visées autrement moins nobles de l’autre, qui font l'objet de propagandes à la une, lorsque les actions stratégiques internationales l'exigeaient ainsi.

Après l'échec cuisant et tragique de l'ordre financier mondial, il serait temps pour le journalisme de se libérer du joug de la manipulation et de son capital. Heureusement que certains journalistes continuent à nous faire parvenir des vérités à la pointe de leurs plumes, souvent au péril de leurs carrières si ce n’est de leur vies.

Le printemps arabe promet de provoquer tempêtes et tonnerres à la saison d'hiver mais les médias, semblent préférer rester suspendus à un certain arôme de jasmin.

Abdeslam Baraka

Rabat 6 Mars 2012

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