Mon coeur ne lit pas, mais aime dire,
Des mots; et qu'importe le délire.
Mon coeur n'écrit pas mais veut s'écrier
En poésie, à travers mon clavier.
Peu importe la pensée, l'idée nue,
Nulle chose n'est aussi bienvenue
Que les vers, qui en toute délicatesse
Savent mettre nos sentiments en liesse.
Un moment de bonheur, un sourire,
De tant d'aise un profond soupire,
Me comblent et m'indiquent le sentier.
Voilà, la sensation d'être ému
Par magie, par de simples mots qui muent
En douce cure de l'âme châtiée.
Abdeslam Baraka
27 Août 2011
sábado, 27 de agosto de 2011
sábado, 20 de agosto de 2011
Un hymne à l'émigré
J’aime mon pays
Il s’étend sur deux territoires
J’ai le coeur assez grand
Et la fierté de ses gloires
J’aime mon pays
Terre de tous mes ancêtres,
Celui qui m’abrite
Ou celui qui me voit naître .
Du soleil, à la blancheur des neiges
Seuls mes rêves m’accompagnent
Me guident et me protègent
Dans mes errances en rase campagne.
De la chaleur et du froid
Compagnons de tout le voyage
Je forge et vis ma foi
Dans l’effort, sans autre ambage
Que je sois triste ou heureux
Je travaille pour construire
Avec hargne et sérieux
Les mailons d’un avenir.
Pour moi même et pour mes enfants
Pour que vive l’humanité
Je décline les luttes d’antan
Et toutes les hostilités.
N’aies crainte noble citoyen
De ce grand pays que j’aime
Ma présence n’est qu’un moyen
Pour les volontés qui sèment;
Semer l’amour et puis partir,
Semer l’espoir et suivre sa voie
C’est là ma façon d’écrire
Mes chagrins et mes allègres joies.
N’aies crainte, un jour je m’en irai
Quand à coup sûr, mon heure sonnera
Là où je serai, je t’attendrai
Là où ma compagnie te comblera.
Ici bas resteront les frontières
Témoins de haines et de phobies
Que ceux qui maintiennent ces chimères,
Donnent enfin un sens à leur vie.
Personne n’emportera
De ce monde la moindre matière
Au moment où il aura,
Comme l’émigré, à quitter sa terre
N’aies crainte noble citoyen
Rapproches toi des barrières
Libre des chaînes et des liens
Au souvenir et goût amère
Abdeslam Baraka
Rabat le 20 Août 2011
Il s’étend sur deux territoires
J’ai le coeur assez grand
Et la fierté de ses gloires
J’aime mon pays
Terre de tous mes ancêtres,
Celui qui m’abrite
Ou celui qui me voit naître .
Du soleil, à la blancheur des neiges
Seuls mes rêves m’accompagnent
Me guident et me protègent
Dans mes errances en rase campagne.
De la chaleur et du froid
Compagnons de tout le voyage
Je forge et vis ma foi
Dans l’effort, sans autre ambage
Que je sois triste ou heureux
Je travaille pour construire
Avec hargne et sérieux
Les mailons d’un avenir.
Pour moi même et pour mes enfants
Pour que vive l’humanité
Je décline les luttes d’antan
Et toutes les hostilités.
N’aies crainte noble citoyen
De ce grand pays que j’aime
Ma présence n’est qu’un moyen
Pour les volontés qui sèment;
Semer l’amour et puis partir,
Semer l’espoir et suivre sa voie
C’est là ma façon d’écrire
Mes chagrins et mes allègres joies.
N’aies crainte, un jour je m’en irai
Quand à coup sûr, mon heure sonnera
Là où je serai, je t’attendrai
Là où ma compagnie te comblera.
Ici bas resteront les frontières
Témoins de haines et de phobies
Que ceux qui maintiennent ces chimères,
Donnent enfin un sens à leur vie.
Personne n’emportera
De ce monde la moindre matière
Au moment où il aura,
Comme l’émigré, à quitter sa terre
N’aies crainte noble citoyen
Rapproches toi des barrières
Libre des chaînes et des liens
Au souvenir et goût amère
Abdeslam Baraka
Rabat le 20 Août 2011
martes, 16 de agosto de 2011
D'une larme, des flots de bonheur
Le monde peut devenir
Ce que la haine voudrait en faire
Tout aussi vrai, humain aussi,
Est le sentiment d’amour
Qui, lui, sait faire jaillir,
D’une larme versée,
Des flots de bonheur.
Dommage qu’il est encore un choix
Entre raison et folie.
Pourtant, une pensée pour les autres,
Un regard éveillé sur la candeur de l’enfant,
Sur les gens, ceux qui souffrent
Et ceux qui sombrent dans l’abondance,
Au point de la légère insouciance,
Suffiraient à bannir
Le mal que nous portons,
Pour que l’harmonie s’installe enfin
Entre les hommes, l’homme et sa Terre.
Rêvons ensemble
Osons tendre la main
Toucher celle de l’autre
Arborer un sourire sincère
Pour nous même d’abord,
Pour une paix intérieure
Qui fera de l’humilité
La source intarissable
D’une solidarité manquante.
Il n'est pas utopique de penser
Que le bon sens, que la volonté
Continuent âprement d'exister.
D'autres peuples avant nous,
Des contrées humides aux rudes déserts,
Trouvaient leur savant équilibre,
Jusqu'au jour où par mégarde ou cupidité,
Leur idéal métamorphosé, leur vertu égarée,
La corruption s'emparait, hélas, des âmes et de l'esprit.
ABDESLAM BARAKA
Rabat le 16 août 2011
Ce que la haine voudrait en faire
Tout aussi vrai, humain aussi,
Est le sentiment d’amour
Qui, lui, sait faire jaillir,
D’une larme versée,
Des flots de bonheur.
Dommage qu’il est encore un choix
Entre raison et folie.
Pourtant, une pensée pour les autres,
Un regard éveillé sur la candeur de l’enfant,
Sur les gens, ceux qui souffrent
Et ceux qui sombrent dans l’abondance,
Au point de la légère insouciance,
Suffiraient à bannir
Le mal que nous portons,
Pour que l’harmonie s’installe enfin
Entre les hommes, l’homme et sa Terre.
Rêvons ensemble
Osons tendre la main
Toucher celle de l’autre
Arborer un sourire sincère
Pour nous même d’abord,
Pour une paix intérieure
Qui fera de l’humilité
La source intarissable
D’une solidarité manquante.
Il n'est pas utopique de penser
Que le bon sens, que la volonté
Continuent âprement d'exister.
D'autres peuples avant nous,
Des contrées humides aux rudes déserts,
Trouvaient leur savant équilibre,
Jusqu'au jour où par mégarde ou cupidité,
Leur idéal métamorphosé, leur vertu égarée,
La corruption s'emparait, hélas, des âmes et de l'esprit.
ABDESLAM BARAKA
Rabat le 16 août 2011
miércoles, 10 de agosto de 2011
El fracaso del modelo dominante
No es utópico pensar que la razón y la voluntad de los pueblos, puedan forzar el giro decisivo que necesita la humanidad para retomar las riendas de su destino.
Cuando el 13 de Octubre de 2008
publicaba en la tribuna del diario El
País el artículo titulado “La
crisis financiera vista desde Rabat”, citaba al entonces secretario del
tesoro americano Henry Paulson quien al presentar su plan de rescate ante el
congreso de EE.UU., confesaba: “si no se aprueba, que Dios nos ayude”. Entonces no podía imaginar todo lo que quedaba por llegar. Aunque
concluía mi artículo vaticinando que dicho plan parecía a todas luces
insuficiente, nunca pensé que tres años después, el Altísimo seguiría siendo
solicitado, a pesar de las relucientes fotos de familia del G20 y de los
numerosos anuncios de medidas de regulación y de buen gobierno.
Hace poco, el Presidente Obama
advertía que si el Congreso no llegaba a un acuerdo para elevar el techo de la
deuda federal, el mundo corría hacia el peligro de una “crisis
global”. Pero el nuevo plan se queda corto a pesar de su aprobación, pues
no evita las repercusiones previstas por falta de acuerdo y no desactiva la
espiral de desconfianza de los mercados financieros.
Tres años después, la segunda
gran réplica de la crisis financiera esta servida, de nuevo desde los Estados
Unidos . En el intervalo, varios Estados del viejo continente entraron en
quiebra, otros retomaron el uso de la porra para implementar duras medidas de
austeridad y tratar de yugular el descontento popular creciente. Se inició una
nueva guerra en Libia y la “Primavera Árabe” sigue prometiendo ser larga,
corriendo el riesgo de quedarse fuera de temporada y hacer durar una funesta
lucha fratricida.
Ante la perduración de la crisis
y sus rebotes ya no hay lugar a tergiversaciones y falsas promesas. Los
remedios propios al sistema no han dado resultado y los expertos en la materia
no pueden dar mas de sí. Sus fórmulas de reducción del déficit, del aumento del
impuesto, de recortes sociales, de reforma laboral para desbaratar y facilitar
el despido, de fomento del crecimiento a través del consumo…etc., han provocado
suficientes estragos y derramado muchas lágrimas.
Nadie alude al equilibrio social
ni a los derechos inherentes a la condición humana con la consecuente prioridad
que se merecen. Hasta el ideal democrático se ve salpicado por el sometimiento
de los gobernantes a un mercado dominante, sin juicio ni reglas y no queda a
los pueblos mas remedio que indignarse, cada cual a su manera.
El crecimiento a nivel de cifras
y estadísticas no lo es todo, máxime cuando se trata de un crecimiento forzado
por medio de la agravación del endeudamiento de las familias o a través de
obras de prestigio y de oportunismo electoralista. Esa clase de crecimiento a toda
costa no hace mas que inflar la burbuja que nos sumerge en un largo sueño del
que solemos despertarnos repentinamente atónitos y desilusionados. De igual
manera, el crecimiento no puede ser global, puesto que los pueblos no disponen
del mismo nivel de desarrollo y riquezas. La actual situación de los países del
sur de Europa lo ilustra perfectamente.
En espera de que los economistas
se pongan de acuerdo sobre los factores determinantes de un desarrollo
duradero, equilibrado y humano, pertenece a los políticos retomar la
iniciativa, recobrando su autonomía de decisión, sustentada en el mandato
popular y hacer uso del sentido común.
Se trata en primer lugar, para
cada Estado de conocer sus posibilidades y de reconocer sus límites en el marco
de la transparencia democrática responsable, priorizando la formación, la salud
y el bienestar mínimo razonable de su pueblo antes que cualquier gasto
superfluo.
En segundo lugar, hacer del
recurso a mas democracia directa una tendencia irrevocable, cada vez que se tengan
que tomar decisiones de envergadura que comprometan el futuro de los
ciudadanos. Y por fin, tratar de rescatar la condición humana de la espiral
consumista en la que se ha visto envuelta, no siendo exagerado tampoco hablar
de liberarla de la situación de casi esclavitud y de estrés a la que la someten
las luchas de competitividad y de rendimiento empresariales.
No es utópico pensar que la razón
y la voluntad de los pueblos, puedan forzar el giro decisivo que necesita la
humanidad para retomar las riendas de su destino. No hay razón para que no
encuentre su equilibrio en nuevas sendas en armonía con su condición y con la
tierra que la acoge y que la nutre.
Rabat el 10 de agosto 2011.
Abdeslam Baraka
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